Cahier de vacances

Des vacances ? Hein ? Où ça ?

Je ne sais pas si l’été sera chaud, mais en tous cas, il sera bien rempli question écriture et projets. On attendra septembre pour se reposer.

Ha non, mince, on me rappelle qu’en septembre, il faut faire des confitures de mûres, de l’alcool de coing et de noix, casser du bois, repriser les chaussettes en laines et réparer le poulailler, bref, préparer l’hiver qui s’en vient, déjà.

En attendant, je viens de terminer les corrections d’un roman noir qui sortira en Octobre, comme tout roman noir qui se respecte. Ce sera aux éditions Tri Nox, derrière lesquelles se cache l’ami Stéphane Batigne et ça s’appellera « Remugles ». Vraiment très heureux du résultat, même si Stéphane Batigne- qui se définit lui-même comme le Vladimir Poutine de l’édition- n’a pas hésité une seconde à me réveiller au beau milieu de la nuit pour une virgule mal placée, ni à m’attacher en pleine canicule du mois de juillet à un radiateur en fonte en état de marche pour que je propose une autre fin. Sur le coup, j’ai énormément pleuré, mais maintenant que je commence à cicatriser, je me dis que ça en valait la peine. Le texte de départ, écrit en 2015, était bancal sur bien des points, alors celui que nous venons de finaliser est tout à fait stable.

La couverture à été réalisée par le talentueux monsieur Roginski. Simon de son prénom.

Editions Tri Nox, à suivre donc!

Pas le temps de se reposer où d’aller faire des pâtés sur la plage, le deuxième Tome de La tribu des désormais est en lecture au Rouergue et ne devrait pas tarder à me revenir pour, devinez quoi? Des corrections !

Marre des corrections !

En attendant, je travaille, non pas à des corrections, mais à de la réécriture d’un texte écrit il y a deux ans déjà. L’action se déroule dans cette bonne vieille ville de Cherbourg et en attendant de m’y rendre semaine prochaine pour y faire mes repérages et respirer à plein poumons cette atmosphère bien particulière, je me fie à mes souvenirs et, je dois bien l’avouer, à google street view.

Essayer de se repérer sur google street view , c’est lassant, long et pas toujours payant, mais pour peu de se prendre au jeu, on accède souvent, non pas à l’information recherchée mais à, comme disent les Monty Python : « something completely different! »

Ce chauve en short occupé à ranger ses cageots, il me ressemble. Se pourrait-il que ce soit moi ? Non, impossible. Et pourtant… En voilà un bon début de roman : un gars nostalgique de sa ville, fait des recherches sur google street view et aperçoit quelqu’un qui semble bien être lui et qui, lui, n’a pas quitté la ville. Je vais appeler Halan Corben pour essayer de lui revendre l’idée à vil prix.
Je me suis permis de modifier les couleurs, j’espère que les hommes en noirs de Google ne vont pas débarquer chez moi…
L’un des personnages principaux du roman se trouve sur cette photo. sauras-tu le reconnaître ?
Le gars, il attends.
Pour la centième fois: non, cette image n’est pas tirée des Parapluies de Cherbourg

Tout ça devrait logiquement m’occuper jusqu’à fin septembre. En octobre donc, si tout se passe bien, je reprendrais l’écriture d’un roman mis en pause en… septembre de l’année dernière. C’est pourtant bien le projet qui m’excite le plus entre tous! Pour ceux qui ont lu « Un truc un finir », ce ne sera pas une suite, mais disons un live dans l’esprit de. Je me donne la fin de l’année pour en venir à bout.

Allez, un indice !

Après ça, je reprendrais un autre récit commencé et laissé en jachère -j’adore commencer !- et qui lui aussi se passe sur Cherbourg. On y croisera des personnages du premier roman. Les anglo-saxons appellent ça un cross-over. Si vous avez un mot français, je suis preneur.

L’ami Franck Terrier a dégainé le plus vite en me me proposant « dreeble narratif » en remplacement de « Cross-over« . Adopté !

Après ça, je reprendrais un autre récit commencé et laissé en jachère -j’adore commencer !- et qui lui aussi se passe sur Cherbourg. On y croisera des personnages du premier roman. Les anglo-saxons appellent ça un cross-over. Si vous avez un mot français, je suis preneur.

Départ

Bientôt 13 ans à faire le même boulot. En me marrant, en apprenant, en faisant plein de belles rencontres. L’insertion pro (encadrant technique, pour ma part), quand on a un peu de latitude, je veux dire beaucoup de liberté, c’est le pied ! Seulement voilà, le CNL m’offre une bourse (bon, je l’ai demandée aussi!) et je m’absente donc pour six mois, bientôt plus que quatre. Quatre mois pour écrire, pour prendre le temps, faire des recherches. Seulement voilà, d’abord, je suis jamais content, ensuite, j’ai l’impression que le temps file encore plus vite que d’habitude. Et puis quoi, avec le boulot, j’avais le temps, je me levais tôt, écrivais avant de partir travailler, revenais harassé, posais ma gamelle vide dans l’évier, enlevait mes chaussures de sécurité toutes crottées et montait dans mon bureau écrire, alors que là, je me lève à pas d’heure, passe mes journées en tongs et en short à regarder mes tomates pousser, écrit mollement, deux mots par ci, par là. Promis, en septembre, je me ressaisis !

La belle petite carte de départ dessinée par Ernesse. Merci copain !

La Tribu des Désormais Tome I

Il est né le Divin Enfant et son papa est très fier.

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Merci à Germain Mainger pour la belle illustration de la couverture.

« La Tribu des Désormais », de quoi ça parle, en fait ?
Prenons un département français bien chargé en installations nucléaires, tiens, disons même le plus chargé de tous. Imaginons à présent une centrale où tout risque d’incident est « sous contrôle », où rien de fâcheux ne peut arriver.
Imaginons maintenant que quelque chose de fâcheux, de très fâcheux même, finisse quand même par arriver. Vous n’y croyez pas ? demandez un peu aux 18 000 morts de Fukushima s’ils y croyaient, eux ?
L’histoire commence vingt ans plus tard, la presqu’île du Cotentin est devenue une île. Elias vit dans les bois avec son père. Fait-il bien de s’aventurer ainsi dans les vestiges de la grande ville, tout au bord de la mer ?

Encore quinze jours et on pourra montrer le petit dernier. En attendant, une couverture et un résumé, tous les deux glanés sur le site du Rouergue.


Elias ne connait rien du monde. Juste son île et encore… seulement la moitié, celle qui est du bon côté du mur de ronces. Un roncier immense, infranchissable. De l’autre côté, personne n’y va, à cause des monstres, de la catastrophe et des dangers. Mais quand Elias commet l’irréparable, il est banni au-delà du mur. Le voilà projeté dans un autre monde où les règles ne sont plus les mêmes et la réalité pleine de mystères. Après Des poings dans le ventre, prix de la pépite du roman à Montreuil, Benjamin Desmares signe le premier tome d’un dyptique sombre et haletant.